Newsletter du 17 mai

Newsletter du 17 mai

Cette semaine, je vous emmène dans le Jura, chez un vigneron qui m’a fait me remettre en question.

Valentin Morel est un vigneron extraordinaire. Je l’ai rencontré il y a quelque temps, et sa vision m’a marqué.

Mais c’est surtout son livre qui a changé ma façon de voir le vin.

Un livre qui questionne les hybrides — bonne ou mauvaise chose ? — et qui, surtout, met en lumière toutes les fractures que traverse aujourd’hui le monde viticole. Parce que ces fractures, ce sont les mêmes que celles du monde entier.

Politique. Identité. Rupture. Épuisement.

Même les vignes n’y échappent pas.

L’idée de la vigne hybride, sans rentrer dans la technique, c’est simple :

• elle est résistante aux maladies.

• elle produit davantage.

• elle ne nécessite presque plus de traitements.

• les rendements sont élevés.

Sur le papier, c’est une révolution.

Alors pourquoi les industriels continuent-ils de traiter à outrance des vignes qui n’en peuvent plus ? Pourquoi s’obstiner ?

Il y a une phrase dans le livre de Valentin Morel qui m’a arrêté net : pourquoi on s’acharne à traiter une vigne qui a envie de mourir ?

La réponse est sans doute plus complexe qu’elle n’en a l’air. Et vous aurez probablement la vôtre en lisant son livre.

Coup de cœur de la semaine

Côtes du Jura — Valentin Morel — Chardonnay Les Trouillots 2022, 1ère mise

Une puissance aromatique d’épices, un fruit dense, une folle concentration du chardonnay. La chaleur du millésime 2022 est bien là, mais portée par une grande minéralité et une salinité qui fait saliver abondamment.

À mardi sur le site pour un nouvel article : « le vin qui prend la mer ».
Alexis.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé.